Nos projets passés

Protéger la pointe de Morlon

Nous nous sommes battus afin que cette image ne devienne pas une archive

Cet endroit unique et préservé que représente la Pointe de Morlon, aux Laviaux, au bord du lac de la Gruyère fût menacé par un projet de bassin pour vague artificielle, un hotel de 75 chambres, et une salle de fitness.

Notre association s’est battue durant deux ans. Nous avons interpellé les instances politiques à tous les niveaux, diverses associations environnementales ainsi que le grand public au travers de la presse et d’une pétition pour rendre tout le monde attentif à l’absurde énormité du projet Goya Onda.

Finalement, le 2 septembre 2023, après un préavis négatif de la Confédération, le Conseil d’Etat Fribourgeois enterre définitivement le projet Goya Onda

Nos objections

  • A contre-courant du Plan Climat Cantonal

    Une telle installation sera très vraisemblablement gourmande en énergie et en eau, autre ressource essentielle qui devrait être puisée dans la nappe phréatique pour le plaisir de surfer dans un bassin implanté dans le lac. Faire déplacer plus de 100'000 personnes par an (prévisions probablement sous-évaluées) de toute la Suisse et de l’étranger en ce lieu, au fond d’une route sans issue, pour pratiquer une activité énergivore et onéreuse ne semble pas des plus adapté aux enjeux climatiques actuels et à venir.

  • Incompatible avec le PIC “Paysages d’Importance Cantonale”

    Sept ONG fribourgeoises et la Fondation Franz Weber s’affichent contre un projet qui se veut écologique, durable, citoyen.

    L’objectif encourageant le développement d’un tourisme quatre saisons en Gruyère ne doit se faire ni au détriment des paysages reconnus d’importance, dont nous avons la responsabilité, ni à contre-courant du tournant énergétique nécessaire à la préservation de notre climat et environnement.

  • Un projet disproportionné

    L’installation d’un projet disproportionné incluant une vague artificielle vouée à la démocratisation du surf ne doit certainement pas se faire dans le domaine public des eaux, hors zone, dans un endroit préservé tel que celui-ci.

    La construction, par un privé, d’un bassin étanche dans un lac voué à la production hydroélectrique est un non-sens écologique.

  • Projet privé dans un domaine public

    On se pose la question de savoir comment la concession octroyée par l’Etat de Fribourg au Groupe E, pour l’exploitation du lac, puisse être « sous-louée » à des fins de construction d’une vague artificielle.

    Est-ce que les expropriés de l’époque, qui ont dû tout quitter lors de la montée des eaux, apprécieraient que leurs anciennes surfaces agricoles soient désormais louées par l’Etat de Fribourg / le Groupe E à un promoteur privé ?

  • Tourisme de masse

    Les rives de ce lac doivent être préservées. Nous sommes cependant favorables à l’amélioration et à l’installation d’infrastructures légères.

    Nous sommes persuadés que le lac doit demeurer dévolu à la pratique de loisirs doux et non invasifs, s’inscrivant dans le cadre naturel actuel et respectant ainsi la description de la fiche du PIC (Paysages d’Importance Cantonale du Lac de la Gruyère)

  • Au nez et à la barbe des citoyens de Morlon

    Le projet se veut citoyen mais la population locale est systématiquement tenue à l’écart et ne peut pas se prononcer ni au minimum faire entendre ses craintes. Nous estimons que nos interêts doivent être pris en compte. Le conseil communal de Morlon se cache derrière des articles de loi et refuse toute discussion

    • En regard de la stratégie voulue par le Conseil d’Etat dans leur plan climat il est surprenant que des instances cantonales et des entreprises parapubliques semblent soutenir l’installation d’une vague artificielle dans un lac dédié à la production hydroélectrique.

    • Sur la nouvelle fiche du PDCant, on constate une volonté d’agrandir la zone OROEM à la hauteur de la presqu’île des Laviaux. Il est incompatible de placer une vague artificielle à l’intérieur d’une telle zone. Le bruit engendré par l’installation et les afflux de visiteurs / surfeurs qui graviteront dans et aux abords du site n’est déjà pas compatible avec la délimitation actuelle, protectrice de quelques 170 espèces d’oiseaux d’eau. Ceci a tout l’air d’une mesure compensatoire qui entravera l’usage du haut-lac aux baigneurs, pêcheurs, et plaisanciers.

    • Quant à la pouponnière à poissons et le bassin à batraciens, ce sont aussi des mesures compensatoires proposées par les promoteurs pour faire passer la pilule. D’ailleurs les pêcheurs et gardes-faune ne croient pas du tout à leur pertinence ni à la réussite de ce projet

    • Dans le PIC : Lac de la Gruyère, on y relève « les grandes valeurs naturelles qu’il convient de maintenir, valoriser et renforcer en recherchant l’équilibre avec les différents usages existants, en accordant une attention particulière à la partie sud du Lac ». Il est souligné que tout projet d’envergure existant ou futur doit s’intégrer de manière cohérente. On pointe l’importance de “concilier les usages d’habitats, récréatifs, agricoles et de production énergétique aux abords du lac en spécifiant que les intérêts des riverains doivent être pris en compte dans la conciliation des usages du lac”.

      Est-ce que le projet Goya Onda répond à cette volonté décrite et respecte-t-il les intérêts des riverains ?

    • Le projet était annoncé comme une réalisation démontable afin de pouvoir restituer à la nature son aspect actuel (les services cantonaux concernés auraient donné un accord de principe). Or, nous nous demandons si le complexe de grande ampleur désormais présenté (surface de 12,26 ha se situant majoritairement en main publique) correspond effectivement audits accords. Il y a fort à parier qu’il sera difficile de redonner à la nature son aspect initial de par l’emprise du complexe sur la zone de détente des Laviaux et dans le Lac de la Gruyère. Comment les aménagements et les modifications de la topographie du terrain amenées par le projet pourraient présenter une plus-value pour la biodiversité et pourraient être conservées. Ne serait-ce pas un blanc-seing permettant aux initiateurs de se soustraire au démantèlement en cas d’arrêt de l’activité ?

  • Sept ONG fribourgeoises, réunies sous la bannière de l’Ecoforum Fribourg, s’opposent à la construction d’une vague artificielle et d’infrastructure hôtelière sur les rives de lac de la Gruyère.

    Ce projet démesuré impacterait irrémédiablement la valeur paysagère du site, induirait un trafic incontrôlable et menacerait le fragile écosystème qui le borde, dont à proximité la réserve d’oiseaux OROEM.

    L’Ecoforum Fribourg s’étonne vivement du projet de vague artificielle Goya Onda au bord du lac de la Gruyère à Morlon et de son inscription en tant que fiche de projet au Plan Directeur cantonal. D’un projet d’impact moindre et réversible inscrit dans une version précédente du PDcant, la variante modifiée présente un projet de grande ampleur, visiblement irréversible, sauf investissements hors proportions. Ce projet est en totale contradiction avec le rapport du GIEC, la Déclaration de Davos, les objectifs climatiques de la Suisse, le Plan climat du canton de Fribourg et les objectifs de préservation du paysage et de la biodiversité.

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  • Surfrider Europe ne soutient aucun projet de piscines à vagues !

    “Nous sommes bien conscients de la valeur ajoutée de tels équipements pour l’entraînement et le perfectionnement de nombre de surfeurs, mais nous sommes contre le développement de ces piscines à vagues. Ce sont des projets à vocation principalement économique et récréative, dont on peut largement questionner la pertinence….”

    Lien vers le communiqué

Pollution du ruisseau des Larrets

Des travaux de correction sont en cours

Malgré plusieurs demandes de différents citoyens depuis 2019, le problème de pollution est devenu chronique. En mai 2022, nous avons fait faire des analyses qui montrait des valeurs bien en delà des normes acceptables. Nous sommes intervenus auprès du canton et de la préfecture de la Gruyère afin de faire avancer le dossier et d’avoir des réponses concrètes.

Des travaux de correction ont débuté en été 2024 en parallèle de la mise en séparatif de plusieurs quartiers du haut village.